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Mardi 10 avril 2007

 

Fo Koudjo peintre de Côte d'Ivoire n°11

Koupou-Kala-le-Crabe qui, une fois dans sa vie sortit en plein soleil, s'était juré de ne plus fréquenter ni les bêtes à poil ni le peuple à plumes.

Il ne s'était jamais vanté de ta mésaventure qui lui aplatit le dos pour toujours, le jour où en compagnie de Kantioli-le-Rat, il avait voulu jouer à celui-ci un mauvais tour, un tour de Crabe.

Non seulement à Kantioli, mais à d'autres aussi, à Fêtt-la-Flèche et à son père Khâta-l'Arc, à mère Makhe-le-Termite, à Sékheu-le-Coq, à Thile-le-Chacal. De cette équipée, seul Khatj-le-Chien était sorti sans dommage. Car Khatj-le-Chien, à condition qu'il ait pris un peu d'âge et reçu quelques coups en sa jeunesse, se montre le plus sage des sages parmi les bêtes. Khatj-le-Chien pouvait fréquenter sans pâtir quiconque. Cela, c'est Leuk-le-Lièvre qui l'affirmait, et si Leuk-le-Lièvre l'affirmait, on pouvait le croire sans peine, car il connaissait son monde.
Ni Kantioli-le-Rat, ni Khâla-l'Arc, ni Makhe-le-Termite, ni Sékheu-le-Coq, ni Thite-le-Chacal n'avaient soufflé mot de ce qui leur était arrivé.
L'eussent-ils crié à haute voix aux quatre vents du firmament que Ganar-la-Poule, qui pourtant souvent tend l'oreille en penchant la tête, ne l'eût pas entendu. La quête des grains épars au pied des mortiers est une besogne trop absorbante pour que l'on perde son temps à écouter d'autres rumeurs que le froissement des ailes de Sotjènete-la-Sauterelle aux coudes pointus, de Sochète fille unique et orpheline, cousine de N'Djérère-le-Criquet à la famille innombrable ; que l'on perde son temps à écouter d'autres rumeurs que le Kèt ! Kèt ! Kèt ! des mandibules de Makhe-le-Termite rongeant le toit des paillotes ou la paille des clôtures.
Rat s'était promis de n'avoir plus affaire qu'aux longs-museaux et au peuple des fouisseurs. Fêtt-ia-Flèche restait sur le dos de Khâla-l'Arc son père et ne faisait plus de commission pour personne.
A supposer que Ganar-la-Poule l'écoutât, mère Makhe-le-Termite ne se fût point aventurée certainement à venir ouvrir son cœur à Ganar, car elle n'avait pas une confiance des plus aveugles dans les yeux de celle-ci qui aurait pu - l'on ne sait jamais - la confondre avec un grain de riz mal décortiqué.
Trop imbu de son métier d'époux, et sachant assez bien ce qu'il faut dire et ce qu'on ne doit pas confier aux femmes, Sékheu-le-Coq ne s'était pas abaissé à conter à Ganar-la-Poule une histoire dans laquelle il n'avait pas tenu un rôle trop reluisant.
Ce n'était point par crainte de Ganar-la-Poule - on le pense - ni de Sékheu-le-Coq - on s'en doute - que Thile-le-Chacal ne hantait pas les mêmes lieux que ces gens à plumes qui ne volaient pas bien loin ni très haut et qui marchaient sur terre. Mais Sékheu-le-Coq et son épouse vivaient plus souvent avec les hommes que dans la brousse, et les hommes avaient des gourdins, des épieux et même parfois des bâtons qui crachaient du feu. Thile-le-Chacal n'avait donc pas eu l'occasion de narrer à Ganar-la-Poule ses malheurs.
Seul Khatj-le-Chien aurait pu lui raconter comment les choses s'étaient passées. D'abord parce qu'il s'en était tiré à son honneur et à son avantage, ensuite parce qu'il fréquentait Ganar-la-Poule. Pas aussi assidûment que Sékheu-le-Coq, bien sûr et pour cause, mais assez souvent pour lui rapporter les ragots du village et même les cancans de la brousse. Car Khatj-le-Chien est le Maure des Animaux, c'est te plus indiscret des indiscrets.

Mais si Khatj est le plus grand des indiscrets, s'il possède la langue ta plus longue du monde, il ne rapporte que ce qui lui plaît, et il ne le rapporte qu'à ceux qui lui plaisent. Et Khatj-le-Chien jugeait souvent Ganar-la-Poule indigne de ses confidences, car il la prenait pour la plus stupide des bêtes et même des bêtes vêtues de plumes. Il comprenait très bien pourquoi dans le village les mamans défendaient aux petits enfants de manger de la cervelle de poulet, en effet, la cervelle de poulet trouble l'intelligence, comme une motte d'argile fait d'une calebasse d'eau. Khatj-le-Chien comprenait, et excusait même, avouait-il parfois, les mégères qui attendaient d'avoir à chasser Ganar-la-Poule égarée dans la case ou dans la cuisine, pour soulager leur noir cœur chargé de fiel, pour faire des allusions et dire des malveillances à l'adresse de leurs voisines. Personne ne s'y trompait, et seule Ganar-la-Poule prenait ces injures pour elle-même.
Si Ganar-la-Poule était bête, c'est parce qu'elle n'avait jamais voulu demander conseil à Nène-l'Œuf, qu'elle n'a jamais considéré comme son aîné.
On voulut un Jour savoir qui de Nène-l'Œufet de Ganar-la-Poule était le plus âgé. Kotj-barma, le sage Kotj, avait répondu : Nène-l'Œuf. Car Nène-l'Œuf savait beaucoup plus de choses que Ganar-la-Poule et bien avant elle. Si dès la création du monde, Nène-l'Œuf n'avait pas su entre autres choses que Dodje-le-Caillou n'était pas pour lui un bon compagnon de route, Ganar-la-Poule ne serait jamais venue sur terre. Nène-l'Œuf ne s'était donc jamais oublié jusqu'à frayer avec Dodje-ie-Caillou et Ganar-la-Poule put ainsi arriver à terme.
Sortie de l'Œuf, ta Poule avait grandi ; mais malgré son âge elle n'arrivait pas à reconnaître le chemin qui conduit au marché, n'y étant toujours allée et n'en étant revenue que pendue à l'envers, les pattes ficelées et la tête en bas, au bout d'un bras ou d'un bâton posé sur l'épaule, alors que tout le monde, bêtes et gens, s'y rendaient et en revenaient sur leurs deux jambes et sur leurs quatre pattes.
Si Ganar-la-Poule avait demandé conseil à Nène-l'Œuf, qui est son père et son fils, et qui savait beaucoup, Nène-l'Œuf lui aurait appris entre autres choses que pour prendre de bons compagnons il faut choisir parmi ceux de son âge ; que pour être bons convives, rien de mieux que d'avoir des mains droites de même largeur, des mains qui, puisant dans une calebasse, font des boulettes de couscous de même grosseur, peu importe ensuite ta grandeur de la bouche ou la grosseur du ventre de chacun.
Cette leçon, c'est Khatj-le-Chien qui la donna un jour à Ganar-la-Poule. C'est la seule qu'elle ait pu retenir, et il n'est même pas certain qu'elle l'ait retenue toute.
Les hommes n'étaient pas encore revenus des champs. Les femmes étaient au puits et les enfants a leurs jeux. Sur le foyer entre les trois cailloux duquel Safara-le-Feu, faute de quoi manger s'était assoupi, Tjine-la-Marmite s'était refroidie quand Khatj-le-Chien s'approcha, suivi de Ganar-la-Poule La marmite était pleine de riz, dont les grains de 'dessus étaient déjà secs, car toute l'huile était descendue au fond.
Khatj, qui savait ce qu'il en était, avait, dès son arrivée, enfoncé son museau tout au-dedans et se délectait des grains gras et ruisselants d'huile. Ganar-la-Poule, elle, ne picorait que les grains secs de dessus.
Quand ils eurent tous deux le ventre plein, Khatj-le-Chien retira son museau aussi gras qu'une motte de beurre et dit à sa compagne :
- Amie, tu as vraiment beaucoup à apprendre. Sache pour commencer que l'on ne doit manger d'un mets qu'après s'être assuré de ce qu'il y a au fond du plat.
C'est depuis ce jour que Ganar-la-Poule gratte et éparpille tout ce qu'elle trouve avant d'y mettre le bec.


en cadeau la musique de Mamadou Silla
Jeudi 8 mars 2007

Le crabe Koupou-Kala, le Crabe aux longs yeux qui se balancent à droite et à gauche. Crabe qui n'a que deux doigts à chaque main, mais possède quatre pattes de chaque côté du ventre, ne sortait pas la journée durant et vivait tant que le soleil chauffait dans sa case sans lumière creusée dans l'argile. Il ne mettait le nez dehors que la nuit venue, quand les troupeaux d'étoiles entraient dans les pâturages du ciel. Pour ses sorties. Crabe choisissait de préférence les nuits où la lune fatiguée confiait à Bouki-l'Hyène la garde des troupeaux et non à Khand-n'dére-le-Tesson-de-canari. Car Crabe savait que Bouki mangeait un grand nombre d'étoiles et que la nuit en était plus sombre, tandis que Tesson-de-canari, en berger consciencieux, défendait le troupeau contre tout le monde, contre Bouki-l' Hyène, contre Sègue-la-Panthère, contre Gayndé-le-Lion, contre Thile-le-Chacal ; et le firmament, même en l'absence de Vère-la-Lune, était encore trop clair au gré de Koupou-Kala.
En ce temps-là, Crabe avait le dos rond, et c'était pour voir ce qui se passait derrière lui qu'il avait mis ses yeux au bout de deux petits bâtons. En ce temps-là aussi, il marchait, comme tout le monde sur terre, droit devant lui, et reculait comme chacun quand quelque chose l'effrayait dans la nuit noire.
Dans ses sorties nocturnes, il n'entrevoyait que N'Djougoupe-la-Chauve-souris à la gueule de chien, aux ailes en peau, il n'entendait que le hululement de la mère Chouette, la plus grande sorcière des bêtes de nuit. Il ne risquait donc point de croiser sur son obscur chemin Kakatar-le-Caméléon, le sage Caméléon aux pas circonspects, qui ne déambulait que sous le soleil brûlant. L'envie eût-elle même pris le sage lambin de s'aventurer à la lueur des étoiles ou au clair de lune, que Crabe ne l'eût certainement. pas remarqué, occupé qu'il était tout le temps à la quête de sa pitance. Crabe l'eût-il même par impossible remarqué, que fort probablement Kakatar n'aurait pas condescendu à lui raconter ce qui lui arriva le jour où il alla sur le sentier de N'Djoum-Sakhe en la compagnie de Golo-le-Singe. Kakatar le lui eût-il raconté, que sans aucun doute, Koupou-Kala n'en aurait tenu compte, et il s'en serait même moqué. Car, fréquentant la Nuit, Crabe pensait avoir beaucoup appris et croyait en savoir plus que beaucoup d'autres qui ne vivaient que le jour.
Un jour, trouver à manger devint difficile sous le soleil, et impossible en pleine nuit. Force fut à Koupou-Kala de ne point rentrer avant l'aurore et de continuer sa tournée pour avoir de quoi remplir son ventre; c'est ainsi qu'il rencontra Kantioli-le-Rat.
Kantioli, lui aussi habitait sous terre, mais il sortait de nuit comme de jour ; seulement, il marchait tellement vite à croire qu'il avait peur de sa longue queue; il marchait tellement vite qu'il n'avait même pas le temps de lancer un bonjour aux gens qu'il croisait sur son chemin. Encore moins avait-il le temps de s'attarder à des palabres, à écouter potins et ragots, à entendre celui-ci, à prêter son oreille pointue à celui-là. Il voyait bien, sur sa route, et cela chaque jour que Dieu faisait, M'Bott-le-Crapaud, Leuk-le-Lièvre et d'autres encore, dont Golo-le-Singe. Il n'avait jamais pris langue avec aucun d'eux ni reçu conseil de personne concernant ses relations, Golo ne l'avait pas arrêté à l'ombre épaisse d'un tamarinier, ni au pied d'une termitière, pour lui narrer ce qui lui était arrivé le jour où - par charité, aurait certainement prétendu l'impudent - il avait accompagné le lent, hésitant et indécis Kakatar sur le sentier de N'Djoum-Sakhe.
Des conseils des uns et des cancans des autres, Kantioli-le-Rat aurait peut-être tiré une leçon, à savoir : en matière de fréquentations, mieux vaut choisir ceux de sa race et de sa condition. Mais Rat était toujours trop pressé dans ses courses pour écouter et entendre quiconque, bien qu'il sût le plus souvent en quels lieux aller tout droit pour trouver sa nourriture.


Son allure fut cependant plus lente, moins franche et moins décidée ce jour où trouver à manger était devenu difficile et c'est pour cela qu'il s'arrêta en croisant Koupou-Kala-le-Crabe et salua celui-ci fort poliment :
- " Djâma n'ga fanane ? " (As-tu passé la nuit en paix ?) oncle Crabe ?
- " Djâma rek ! " (en paix seulement !)
Crabe, comme on peut le penser, ne disait pas tout à fait la vérité en rendant son salut. Mais allez donc vous servir d'une formule de politesse autre que celle que votre père et le père de votre père ont toujours employée. Lorsqu'on est bien élevé, répond-on que l'on va mal à quelqu'un qui s'inquiète de votre santé ? Cela ne s'est jamais entendu et ne s'entendra jamais tant qu'il y aura des gens qui ont reçu un semblant d'éducation. Serait-on à l'agonie que l'on doit toujours répondre, lorsque l'on a su un peu vivre, que l'on est en paix, en paix seulement. " Djâma rek ! " Que le corps est en paix, en paix seulement, " djâma rek ! ", le corps souffrirait-il de dix et sept maux ; que ta maison est en paix, en paix seulement, " djâma rek ' " n'y aurait-il rien à manger, et les femmes s'y disputeraient-elles de l'aube au crépuscule et bouderaient-elles du crépuscule à l'aurore.
Non encore au terme de sa quête infructueuse et de ses démarches inutiles jusque-là, Koupou-Kala ne fit donc aucun effort pour répondre selon l'usage au salut de Kantioli qui continuait à interroger :
- Où donc te conduisent tes nombreuses et savantes pattes ?
La question, bien que normale et attendue- de tout voyageur poli rencontré sur son chemin, dut paraître sans doute oiseuse à Crabe, car c'est d'une voix plus que sèche qu'il répondit ;
- Probablement sur le même chemin où te mènent les quatre tiennes. Sur le chemin qui remplira mon ventre.
Rat ne parut point se vexer du ton peu amène de son interlocuteur, et c'est fort gentiment qu'il proposa :
- Eh bien ! nous allons faire route ensemble.
Crabe acquiesça des deux yeux qu'il rabattit puis releva, et ils s'en allèrent.
Au milieu du jour, ils arrivèrent au pied d'un palmier dont les cheveux, attendant toujours que le ciel les tresse, entouraient des amandes gonflées de chair.
- Va chercher un régime d'amandes, toi qui grimpes si bien et qui as des dents si pointues, dit Koupou-Kala à Rat.
Rat grimpa, rongea le pied d'un régime et cria :
- Attrape, Crabe !
- Attends, dit Crabe, il faut que j'aille chercher de quoi me faire un coussinet pour la tête avant de porter le régime.
Et il s'en alla.
Il s'en alla trouver Fêtt-la-Flèche, qui, en ce temps-là, avait déjà le nez pointu, mais n'avait pas encore été chez Teug-le-Forgeron pour y mettre un bout de fer ; pour voler plus loin et plus haut, Fêtt se mettait aussi parfois deux plumes au derrière.
- Fêtt, demanda Crabe, si tu vois Kantioli-le-Rat, est-ce que tu seras capable de le toucher en haut d'un très haut palmier ?
- Certainement, répondit Fêtt-la-Flèche, que semblait indigner pareille question où perçait un doute sur sa puissance. Que mon père Khâla-l'Arc m'y envoie et tu verras !
- Nous le verrons, fit Crabe. Nous le verrons quand je dirai : allons-y !
Il s'en alla plus loin et rencontra Makhe-le-Termite :
- Mère Makhe, grande dévoreuse de bois mort, interrogea-t-il, si tu voyais Fêtt qui vole si vite, même sans ailes, et son père Khâla, pourrais-tu leur faire un boubou d'argile avant de les avaler ?
- Sans aucun doute je le pourrai, affirma mère Termite.
- Nous le verrons, quand je dirai : allons-y !
Et Crabe continua sa route et croisa Sékheu-le-Coq, à qui il demanda :
- Sékheu, toi qui réveilles le monde et remplis de terreur Mélinte-la-Fourmi, la terrible Fourmi, si tu rencontres Makhe-le-Termite, n'aurais-tu pas peur pour ton bec devant cette mangeuse de bois mort ? Oserais-tu la piquer ?
- Montre-moi une termite et tu verras, fît simplement le Coq.
- Nous le verrons quand Je dirai : allons-y ! Attends-moi là dit Crabe, qui s'en alla trouver Thile-le-Chacal.
- Thile, lui dit-il, si tu trouvais, sur ton chemin, Sékheu-le-Coq si vaniteux, qui fait tant de bruit et empêche le monde de dormir, pourrais-tu le saisir ?
- Bien sûr ! déclara Thile-le-Chacal.
- Nous le verrons quand je dirai : allons-y !
Et Crabe s'en alla voir Khatj-le-Chien.
' - Khatj, peux-tu attraper Thile-le-Chacal qui ne marche ni ne court tout droit ?
- " Wawaw ! Wawaw ! " (Oui ! Oui !) répondit le Chien.
- Nous le verrons quand je dirai : allons-y ! Viens avec moi.
Et Crabe retourna sur ses pas, accompagné de Khatj-le-Chien. En chemin, il dit à Thile-le-Chacal, à Makhe-la-Termite, à Sékheu-le-Coq, de suivre ; il prit Fêtt-la-Flèche et son père
Khâla-l'Arc.
Quand ils furent tous au pied de l'arbre, au sommet duquel Kantioli-le-Rat attendait toujours, tenant son régime d'amandes de palme, Koupou-Kala-le-Crabe cria : allons-y !
Alors Khatj-le-Chien attrapa Thile-le-Chacal, Thile mordit Sékheu-le-Coq, Sékheu piqua Makhe-la-Termite, Makhe entoura d'argile Khâla-l'Arc, Khâla lâcha Fêtt-la-Flèche, qui alla toucher Kantioli-le-Rat, et Kantioli laissa tomber le régime d'amandes sur Koupou-Kala-le-Crabe, qui, de ce jour-là, eut le dos aplati et marche depuis vers sa main droite et vers sa gauche, mais jamais plus droit devant lui.

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